L’Assemblée débat avant le débat

A la demande du groupe socialiste, l’Assemblée nationale a été le cadre, le 18 février, d’un débat instructif sur la réforme des collectivités, avant un examen qui ne devrait pas être programmé avant le mois de mai.

« Sans les collectivités territoriales, quel pourrait être aujourd’hui le bilan collectif ? L’État est incapable de poursuivre ses grands chantiers sans les régions, les départements et les agglomérations », a lancé la première oratrice Marylise Lebranchu (PS, Finistère). « Il est donc pour le moins surprenant, voire terrifiant, d’entendre que, dans ce pays si bien administré, que le Gouvernement serait si bien parvenu à remettre à flot grâce à une gestion parfaite de la crise, seule une entité aurait failli : les collectivités territoriales, et en particulier les régions. »

Après avoir glissé que le projet de loi ne devrait pas être inscrit à l’ordre du jour avant le mois de mai au Palais-Bourbon, le rapporteur du texte, Dominique Perben (UMP, Rhône) a affirmé que « le texte qui nous arrive du Sénat ne me paraît pas correspondre tout à fait à l’ambition que certains, dont je suis, avaient pour les métropoles. Nous devons proposer un nouveau statut pour les grandes villes de France (…) Nous aurons à retravailler sur ce sujet et j’espère que nous pourrons aboutir à un consensus entre la droite et la gauche pour proposer un statut ambitieux et efficace. »
Les débats « permettront, je l’espère, de trouver un scénario intermédiaire entre le texte initial du Gouvernement et celui issu de la première lecture au Sénat », a renchérit Alain Marleix, secrétaire d’Etat aux Collectivités.

Mode de scrutin

Plusieurs députés ont aussi relevé et apprécié que l’exécutif se soit dit ouvert à une évolution du système prévu pour l’élection des conseillers territoriaux. « Il est ouvert à la discussion pour améliorer le mode de scrutin proposé dans le projet de loi. Je ne doute pas que les travaux parlementaires à venir conduiront à un consensus équilibré nous permettant d’assurer tant la représentation des territoires que la traduction de la représentation démographique, dans le respect du pluralisme politique et aussi, bien entendu mesdames, de la parité », a indiqué Alain Marleix.
Son intervention a été marquée par de nombreuses provocations à l’égard de l’opposition qui ne l’avait auparavant pas ménagé lors de différentes prises de paroles.

Raphaël Richard

Publicités

Poster un commentaire

Classé dans Dans l'hémicycle

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s