Parti socialiste : en attendant le projet…

A mesure que les sondages le donnent victorieux l’an prochain, le Parti socialiste affine son calendrier de réformes. Ses desseins pour les collectivités passent, selon son dernier planning en date, par l’abrogation du conseiller territorial dès l’été 2012. Ils doivent aussi se traduire par un train de mesures destinées, notamment, à revoir la relation « département-région ». Ce dernier chapitre réclame – juge-t-on dans les couloirs de la « vieille maison » – un long examen au Parlement. D’où, du côté de la Fédération nationale des élus socialistes et républicains (FNESR), une piste qui prend tournure : le report des scrutins cantonaux et régionaux de 2014 à 2015. Le PS entend,  in fine, maintenir les municipales en mars 2014 afin d’offrir toute sa légitimité au renouvellement, en septembre 2014, de la moitié du corps sénatorial.

L’acte III de la décentralisation sous le boisseau

Reste aux barons socialistes à donner du coffre à leur éternelle antienne : « l’acte III de la décentralisation ». Le serpent de mer de l’élection au suffrage universel direct des délégués communautaires dans une circonscription intercommunale n’a toujours pas été tranché. Sur ce terrain, François Hollande et Martine Aubry se hâtent lentement… Le patron du conseil général (PCG) de Corrèze a bien, au sein de son équipe de campagne, constitué un pôle « Décentralisation/Collectivités » animé par le « PCG » de la Haute-Saône, Yves Krattinger et le maire de Bourg-en-Bresse Jean-François Debat. Le « staff » de la maire de Lille compte bien un duo « Territoires/Décentralisation » formé du président (PS) de la région Centre François Bonneau et de la patronne du groupe majoritaire de gauche de l’Assemblée des départements de France (ADF), Marie-Françoise Pérol Dumont. Pourtant, dans les deux opuscules (« Un rêve français » et « Lettre aux français ») des favoris des sondages, les collectivités sont, le plus souvent, aux abonnées absentes. Et le président de l’Association des régions de France, Alain Rousset (supporteur de François Hollande au même titre que le président de l’ADF Claudy Lebreton) de se lamenter : « On aurait espéré, dans le projet socialiste, que la décentralisation soit considérée comme une réforme majeure… » Il n’en est rien. Un comble pour un parti dominé par les élus locaux.

Jean-Baptiste Forray

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1 commentaire

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Une réponse à “Parti socialiste : en attendant le projet…

  1. Swordman

    Il serait intéressant d’avoir le même point de situation concernant l’ump.
    Pour ce qui est du ps, le fait d’être un « parti dominé par les élus locaux », n’est pas forcément une bonne chose pour les collectivités territoriales et pour l’action publique locale en général, puisque chaque baron fera des pieds et des mains pour conserver son pré carré, voire pour grignoter celui du voisin. Le tout sans réel souci pour l’intérêt général.

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